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MƏMMƏD ARAZ – DÜNYA SƏNİN, DÜNYA MƏNİM…- LE MONDE EST A TOI, LE MONDE EST A MOI…

Bir taleyin oyununda cütlənmiş zərik,
Yüz il qoşa atılsaq da qoşa düşmərik.
Bir zərrənin işığına milyonlar şərik,
Dünya sənin,
Dünya mənim,
Dünya heç kimin…

Çevrəsindən çıxsa əgər sevda fırfıran,
Bir ümidin ətəyindən tutub da fırlan,
Eşidərsən: pıçıldayır yıxılan, duran,
Dünya sənin,
Dünya mənim,
Dünya heç kimin…

Bu get-gəllər bazarına dəvədi dünya,
Bu ömür-gün naxışına həvədi dünya.
Əbədiyə qəh-qəh çəkər əbədi dünya,
Dünya sənin,
Dünya mənim,
Dünya heç kimin…

Ayaq saxla, dövrənə bax ötəri belə,
Min illərdir Araz belə, Həkəri belə.
Axşamların, səhərlərin təkəri belə,
Dünya sənin,
Dünya mənim,
Dünya heç kimin…

Gülünclərə gülünc gələn bu ada güldüm,
Yüyəninə hər əl yetən bu ata güldüm,
Mən özümlə oynadığım şahmata güldüm…
Dünya sənin,
Dünya mənim,
Dünya heç kimin…

may-iyun, 1986

LE MONDE EST A TOI, LE MONDE EST A MOI…

Nous sommes une paire de dés du destin
appareillés dans un jeu
Nous ne tomberons pas côte à côte,
si l’on nous lance cent fois par deux, Sont copropriétaires d’un grain de lumière
des millions d’hommes, eux, Le monde est à toi,
Le monde est à moi,
Le monde est à personne…
Si sortait de sa périphérie
la toupie de ton amour, Attrapant le pan de l’espérence
tourne-toi à ton tour, Chuchotent ceux qui tombent
et ceux qui montent, et l’on entend chaque jour :
Le monde est à toi,
Le monde est à moi,
Le monde est à personne…
Dans ces allés et venus le monde
est un chameau, au marché, Aux arabesques des vies et des jours
le monde est un métier à tisser ; A un homme éternel le monde rira
à se tordre à jamais
Le monde est à toi,
Le monde est à moi,
Le monde est à personne…
Arrête-toi en passant, et regarde
autour de toi, Des milliers d’années mes fleuves
Araz et Hékéri sont pareils, ma foi,
Les roues des soirs et des matins
sont ainsi comme autrefois,
Le monde est à toi,
Le monde est à moi,
Le monde est à personne…
J’ai ricané à ce nom qui est ridicule
pour les drôles, pense-t-on,
J’ai bafoué ce cheval par la bride
attrapé par chaque personne,
Eh, j’ai raillé ces échecs avec lesquels
je joue moi-même, pardonne
Le monde est à toi,
Le monde est à moi,
Le monde est à personne !

Traduit par: Chamil Zaman

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