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YUNUS EMRE – EN PASSANT PAR LE CIMETIÈRE

Tout en errant au petit matin, je suis passé par le cimetière
J’y ai observé corps graciles mêlés déjà à la terre dure.

Teints pourris sous le sol gisent dans la tombe, d’une souffrance mue
Veines vidées et sangs coulés; j’ai vu des linceuls tout entachés.

Morts dont foyer et tombe se trouvent en pleine ruine, hélas
Enfin à l’abri de tout souci… J’ai vu des cas bien déplorables.

Plus ni estiver sur les plateaux, ni hiverner dans les pacages
Dans les bouches j’ai vu les langues toutes collées, privées, de paroles.

Gisent ensemble certains qui faisaient ripailles et s’ébattaient
Et d’autres dans la misère; leur journée transformée en nuit.

Les yeux noirs tout pâlis, indistinctes les faces lumineuses
Gisent voilà sous la terre dure mains qui jadis cueillaient des roses.

Il en est qui gémissent et pleurent, qui se font torturer par les démons
J’ai vu leur tombe s’enflammer, et les fumées, s’en échapper.

Où les a observés Yunus qui vient nous en faire part
Je me suis étonné, j’ai perdu la tête d’avoir vu toutes ces choses-là.

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