Poster un commentaire

ACHIK

Achik (XVII. siècle)

Je gémis comme les routes
Où caravanes ont passé.
Je gémis comme les torrents
Qui descendent des cimes blanches.

Montagne où homme ne crie;
Montagne où biche ne brame,
Oiseau ne vole, cheval ne passe
Je gémis comme les montagnes.

Ma pauvre vie se dessèche
Mon cœur bout et déborde.
Je gémis comme les disciples
Errant loin de leur maître.

Ton image me quitte comme soleil couchant
Mon sein de soupirs est troué;
Je gémis comme les maisons
Dont l’homme est arraché.

Comme les pierres détachées du mur
Comme les pierres frappées de balles
Comme les pierres marquées par la croix
Je gémis comme les pierres des églises.

Mon pauvre Achik ne sait ce qu’il fait
Il rêve d’être saint parmi les saints
Et il ne fait que gémir comme les âmes
Qui prient du soir jusqu’à l’aube.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :