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AHMET MUHIP DRANAS – RÊVE

Les roses de ma table m’ont inspiré ce rêve…
Les rameaux bourgeonnaient, on était au printemps,
On était au printemps, dans un pays étrange,
Et sur un cheval brun, je galopais au vent.

Un palais m’attendait, c’était un grand palais,
Avec une rivière d’argent tout autour.
Ensuite, des légions d’affamés défilèrent,
Et puis mes esclaves, et enfin mes armées.

Puis je vis une tente, faite de laine drue:
Une hache sanglante y projeta son ombre,
La tête du héros roula comme un soleil,
Et ce que j’éprouvais n’était pas de la peur.

Un train courait, courait vers les plaines immenses,
M’emportant, je ne sais en quels lieux inconnus.
Mon dernier espoir était en une colombe,
Qui fût venue vers moi des rives de la mort.

Puis je me vis enfant, tout auprès de ma mère:
Des lignes apparurent, soudain sur son visage.
Puis, au bord des flots, me trouvais à genoux,
Le visage effleuré par la brise marine.

Traduit par Sunar Yazıcıoğlu

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