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ATTILA ILHAN – LA TRISTESSE SOUS LA MAIN

On se parlait
jadis dans ces endroits perdus
on riait à gorge déployée
les ailes des oiseaux se doraient de nos rires
les narghilés au charbon de corail racontaient tant d’histoires
les temps ont changé
la séparation depuis s’est installée
aujourd’hui le chagrin s’est abattu sur nous
ah où est-elle notre jeunesse
où les rouleaux errants se brisant sur la grève
où les gazels pompeux dont ciel et terre résonnaient
nous avons la tristesse sous la main

mais comment oublier au dessus de la ville
ces feux éclatant en grappes bigarrées dans la nuit
l’ensemble de saz aimant à la folie
les verres levés en l’honneur de la lune
presque des épousailles
la vie ne laisse pas de marques sur le temps
on tombe d’un néant l’autre
afin rassemblés de rebondir à nouveau
nous avons la tristesse sous la main

ELDE VAR HÜZÜN

söyleşir
evvelce biz bu tenhalarda
ziyade gülüşürdük
pır pır yaldızlanırdı kanatları kahkaha kuşlarının
ne meseller söylerdi mercan köz nargileler
zamanlar değişti
ayrılık girdi araya
hicrana düştük bugün
ah nerde gençliğimiz
sahilde savruluşları başıboş dalgaların
yeri göğü çınlatan tumturaklı gazeller
Elde var hüzün

o şehrâyin fakat çıkar mı akıldan
çarkıfeleklerin renk renk geceye dağılması
sırılsıklam âşık incesaz
kadehlerin mehtaba kaldırılması
adeta düğün
hayat zamanda iz bırakmaz
bir boşluğa düşersin bir boşluktan
birikip yeniden sıçramak için
elde var hüzün

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