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MEVLANA – Mawlâna Jalâl Ud-Din Rûmi – Ô toi

O toi par le regard de qui le nom et nommé sont devenus ivres !
O toi sur les lèvres de qui l’âme, cette beauté, goûte la douceur.
A quoi nous servent ces fables du boeuf qui est venu, de l’âne qui est parti…
Sois attentif à cet instant ineffable ; éloignes-toi de ces vains bruits.
O roi, exerce ta suzeraineté, glorifie l’assemblée de fête.
O toi cette âme qui répand ses bienfaits sur Vâmeq et Azrâ,
Tu es à la fois le nourricier des âmes et le fleuve de vin et de lait ;
Tu es en même temps le jardin du paradis et le vert jujubier.
Sauf cela, je ne dirai rien ; et même si je parle
Les hommes vils diront que cela est impossible et n’est que paroles vaines.
Si tu veux que je parle, donne-moi cette coupe de vin matinal,
Afin que viennent danser le firmament et cent Vénus éclatantes.
Là où se trouve l’amertume causée par les soucis de ce monde,
Notre coeur est déchiré et se lamente.
Lève-toi et ferme jalousement la porte,
Où tu te trouves, la maison devient un jardin et une roseraie.
D’où vient cette lune ? Quel est ce visage ?
C’est la lumière du Dieu Béni et Très-Haut,
Puissant et victorieux à la fois, le commencement et la fin.
Au début sont le chagrin et la noire humeur atrabilaire : à la fin la Main blanche.
A tous les coeurs qui ne tremblent pas pour toi, à tous les yeux qui ne pleurent pas,
O mon Seigneur ! Enseigne cette joie et cette contemplation….

Rûmi
(Odes Mystiques)

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