Poster un commentaire

FAZIL HUSNU DAGLARCA – CHANSON D’ALGERIE

1.

Allah,
Je dis Allah
Et fremis
De ma voix obscure,
Allah.

Eau,
S’infiltre ta clarte de mes souvenirs lointains
Et murmurent dans mon coeur les vagues des corsaires celebres,
Sur mon visage s’illuminent glaives des sultans sublimes
Le comprends-tu ,eau?

Ici, Algerie , o desert,
Des ailleux, millenaires, les chameaux transportent
Amour
Sagesse
Ma personalite, o clochette.

Dans les triangles des fatalites, les etoiles
Ont aneanti ler trois directions,
Elles en ont cree dans leur personalites infortunee
Et me voila qui m’endors
O constellation, au lieu de pleurer.

Tu n’as plus ton gout, o datte,
Tu as beau dissimuler ta solitude
Et laisser pousser tes verdures foncees,
Notre beaute est deja perdue
J’ai les mains et pieds amers, o datte.

Entends-tu les sables pietines
O mere, leve-toi,
O femme, marche,
O fils, cours,
Vers la liberation necessaire d’une notion.

Les voila aussi laids que les cadavres de loup
Mes morts, frappes au front
Mes morts, etendus ver la Mediterranee.
İls n’ont plus leur liberte
Prends mes morts, o nuit.

O terre, laisse-moi m’engager, haine dans le cour
Dans la voix de ceux qui m’y ont precede.
Et a travers les drapeaux tout petits, et vieux, et delabres
Prends-moi
O ciel.

2.

O geant, d’ou as-tu surgi, ainsi tout vermeil, au crepuscule
Antilopes, poulains, cerf sur l’epaule
Filles, fils, bebes sur l’epaule
Sur l’epaule, ma Mere patrie.

O geant, d’ou as-tu surgi, grand, bigarre?
-Des coeurs degonfles, des supplices.

Des oreilles bouchees de plomb fondu, au-dela des silences
Des ongles arrachees, mille fois arrachees.
Au-dela de la sagesse d’entendre sans souffrir
Dans la terrible beaute de toucher.

O geant, d’ou as-tu surgi, grand, bigarre?
-Des nuits.

Des yeux eclates, mais eclates
Des pieds brules.
Tout comme voulant voir l’infini
Tout comme voulant voir les crimes escarpees.

O geant, d’ou as-tu surgi, grand, bigarre?
-Des idees deja sans tete.

Dans les corps, passe le courant electrique au lieu du sang
Au moment ou dans toutes les directions
On sent, tout en fremissant
Les corps de la terre.

O geant, d’ou as-tu surgi, tout vert, dans ce clair-obscure,
Du pain dans les mains
La justice dans les mains
Dans les mains, le drapeau da la liberte.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :