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OZKAN MERT – LES NOTES D’UN TERRIEN (2)

1.

Mon carnet d’adresses nage dans l’Atlantique
il y a dessus des volkans
et un album archaïque : toutes mes photos
sont tombées à la mer
Entre le lac de Van
et l’Atlantique
mon visage est tendu
tout percé avec un cran de sûreté :
Les oiseaux volent dedans
Où je suis moi on le sait toujours d’ailleurs
que je fume de l’opium à l’intérieur d’un mot
A Bornéo on connaît bien l’aube où nous avons
été arrêtés en flagrant délit
d’adultère
avec des Gitanes.Comme un brave
en frappant mes genoux aux montagnes
les nuages se déchirent sur mes épaules
Les dernier endroit où
je me cacherai est un jardin
courant après un bateau qui part
Je le sais ils sont sur mes traces
bien sûr qu’ils vont m’arrêter un jour
Ce n’est pas avec un foulard noir
c’est avec des chants d’oiseaux qu’ils me banderont les yeux
Entre mes lèvres tournera
la tige d’une rose avec épines

2.

Mon carnet d’adresses nage dans la Mer Noire
A l’intérieur d’une ville cachée du monde : Odessa
Sur le boulevard Primorsky
Tchekhov regarde par la fenêtre
de sa maison qui nage au clair de lune
La « pousetta »
continue à rouler
dans les célèbres escaliers
du « Cuirassé Potemkine »
Au bar de l’hôtel Londonskaya
Pouchkine se bat en duel avec des verres de cognac
Dans les rues les petites filles
se vendent aux « Occidenttaux »
avec en main le célèbre champagne d’Odessa :
le temps
à Odessa se tient comme un pot de fleurs
posé sur le bord d’une fenêtre

3.

Ils ont passé les menottes
A mon carnet d’adresses
à Venise dans une gondole:
On à trouvé des pruniers interdits
et des lundis jaunis à l’intérieur
Des pingouins sont entrés en tramway dans mes poèmes
— Comment des pingouins
peuvent-ils entrer dans un poème ? On ne le sait pas
On ne sait pas
ce que raconte une petite chaîne de puits
dans un village de montagne
Je le sais ils sont sur mes traces
bien sûr qu’ils vont m’arrêter un jour :
— Eh terrien! Nous avons retrouvé les traces de ton coeur

4.

Voilà! Voyez je suis en face de vous
sous moi
un poulain tout noir
à mes genoux
les nuages
se dispersent
à mon col
une
PIVOIN
sauvage

ÖZKAN MERT
Traduit du turc par Jean-Louis MATTEI

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