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AYTEN MUTLU – SOUHAIT

rien désormais ne peut me consoler
je suis les enfants qui grandissent
en voletant avec les cadavres des fleurs

ces douleurs silencieuses sont nos germes
dans la vendange des jours remplis des cris
ils goûteront des fruits comme la chute d’automne
ils rivaliseront avec ce vent connu
leurs ombres seront lumière et son
entre les herbes et les nuages

les pierres les appelleront aux
coteaux bleus et aux sentiers secrets
leurs pas d’abime creuseront les profondeurs
ils se rencontreront avec un écho fait d’écume

en voletant les cadavres des fleurs
ils donneront de nouveau son nom à la pluie
leurs coeurs seront son et lumière
le long des chemins sombres et déserts

je me souhaite le silence oui le silence
qu’il soit le fruit de la douleur et de l’épuisement
qu’il sente come une poignée de
terre reste des anciens étés dans les racines de la pluie

rien désormais ne peut me consoler
je suis les enfants qui grandissent les enfants qui
grandissent avec des rêves et des douleurs silencieusement

(Traduit par Jean-Louis Mattei)
(Son Yeni Biçem, sayi 46, Subat 1997)

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