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METIN CENGIZ – Son chant est fini

il est fini le chant de la grive
le marbre s’est creusé, ce tableau décoloré, désormais
les aulnes restent à s’embrasser la même couleur
les ailes fondantes diffusent la même odeur

maintenant tu es à nouveau dans les rues… docile, accomodant
comme un chat tu poses tes pas sur les pavés
comme des boites ses jours dans le vent, mouchoir en papier:
un filament ne passe pas par ton aiguille, ton miroir ne reflête pas ton visage
dans ta peau la blessure du serpent on dirait qu’elle oeuvre comme un arbre

dormante
l’eau s’éveille… tes paroles vieillissent comme une chemise
où que tu retournes là t’y attends une image fantasmatique
dans un sommeil de cuir est l’oeillet le plus incongru
et ces yeux fatigués de la nuit
restés dans le froid, tremblent comme des chiens

c’est ainsi mon amour, ce poeme pose ici son point
mais tombe encore sur nous cette neige angoissante

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