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METIN CENGIZ – Odeur d’anis



Jours jaunes et silencieux
Orgueilleux et racés
L'été est maintenant comme une fiancée

Maintenant on attend qu'il pleuve
Comme si l'on regardait l'enfance dans ses images
Que l'on donnait nom aux couleurs en contemplant la mer pensivement
Comme un étrange suicide se rappelant parfois
Le sang emmène le ciel aux coeurs
Et le lis, rire aux levres, transperce la nuit
S'épanouissant dans son propre poison

Ivres maintenant, nous jouons de l'harmonica
Sur nos levres les traces de nos mythes troubles
Le prière et la trahison de l'époque à la fois
Qu'est-il écrit dans un temps tel à propos des hommes
Si sa tristesse ressemble à l'obscurité d'une forêt
Viens aimons-nous, faire l'amour est un peu révolutionnaire, un peu conservateur
Ces premiers jours de juillets, jours traîtres, jours atroces
On dit que l'humain lui-meme est neige dispersée aux routes

-Mon amour, cet été sur les routes étroites
À une odeur d'anis, désormais blanche
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Un commentaire sur “METIN CENGIZ – Odeur d’anis

  1. Tel un parfum fenouillin

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