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TUGRUL TANYOL – S

je savoure des laits à peine tirés
de ce creux brun entre tes seins coule mon sang
je m’enfonce dans ta forêt déserte où nul n’est jamais entré
tu es une tigresse et moi, une bête agonisant devant toi
j’entends un serpent ramper dans les buissons obscurs
de tes aines tendues s’exhale cette odeur de soie, ce poison
qui me frôle la main, si je le touche, il se dispersera en écailles
et la nuit retrouvera le jour, l’epée son fourreau
comme le feu qui tombe sur une feuille embrase la forêt
la vie et la mort m’appellent
une vague se transforme en cheval, un cheval hennissant et tombant en poussière
au delà des rochers, sur les bastions d’une forteresse toute haletante de fureur
mon amour prend racine dans les rameaux femelles des paroles et des voix
ma tête se heurte contre les écumes et les coquillages morts

tu prends la couleur des pierres qui se refroidissent
des statues de bronze et de la folle nudité
ta peau devient un immense pays dans mes paumes
une caverne isolée…
où se reposer un peu
et se réveiller à nouveau
après de longues découvertes

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