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TUGRUL TANYOL – LE PALAIS FROID DE LA NYMPHE INFIDÈLE

Elle touche de son pied les eaux froides
elle aime la réflexion de son visage qui la regarde
une mouette s’envole
des rochers où elle court
et de la route qu’elle imagine
un cavalier se rapproche d’elle
Elle sent le souffle du cheval sur ses joues
et dans une seule goutte de sueur
tombant de ses joues sur ses seines
elle voit les traces du cheval sur
tous les continents qu’il parcourut
Et sur son ventre tendu
elle entend le battement interminable des tamtams

Des eaux touchant à ses pieds
Elle invente un cercle d’amour et jette au loin
et de la lumière qui aveugle les hommes chassés par ces cercles
un dragon prend forme
pour attendre ces âmes captives

Dans cette forêt des âmes captives
combien d’arbres pourraient s’échapper ?
Au bout des branches déchirantes
des cœurs mis au soleil pour se dessécher,
combien d’hommes aveugles qui regardent le passé
des orbites de leurs yeux
vidés par les becs tranchants des moineaux
maintenant attendent le palais froid de la nymphe infidèle

Elle joue avec les eaux qui effleurent ses pieds
elle regarde son sourire dans la limpidité éparpillant de l’eau
l’hiver construit des palais de glace sur les blessures
et la blessure saigne infiniment dans la glace
Dans le palais froid de la nymphe infidèle
La femme trouve son nom
Et l’homme se change en pierre

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