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METIN CELAL – L’inquiétude des petites choses

quand tu es cachée sous la neige
il se revêt d’une nuance étrange, ton corps
il a un regard de pigeon assoiffé
seul et fier, ton sourire

nous étions déterminés à pourrir ensemble
nous serions complices pour tous les crimes
tu as laissé le paysage, tu es partie
les rêves n’ont pas pu combler ta place

les yeux sont fermés; au bout des lèvres, des murmures
qui sait vers quelle prière ils planent
les messieurs qui restent des vieilles photos
en effaçant nos prénoms des mémoires ou en écrivant seul

je me disais je vieillis finalement, je reste seul
je me dispersais, les jours où j’étais capable d’aimer
je pourrais oublier le bourdonnement fatiguant de la vie
comme les gens comprennent les secrets d’eux-mêmes en vain

le bus public prêt à partir
et un abonnement périmé
ne m’ont pas permis de réfléchir
qu’est-ce qui passe, ça ne peut même pas devenir un mot
Traduit par Reha YUNLUEL et Pascale GISSELBRECHT

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